Le jour où j’ai voulu acheter une paire de couilles

“ Avec mes grosses couilles je vais au casino
Avec mes grosses couilles j’achète mon Kinder Bueno
Avec mes grosses couilles j’appelle ma chérie “ ♫♫♫

Étant donné que ce monde ne permet pas à ma condition féminine d’être désagréable sans qu’un connard mentionne mes potentielles règles ou ma prétendue absence d’activité sexuelle, j’ai décidé d’acheter une paire de couilles.

Cela devait m’aider à traverser plusieurs types d’épreuves du quotidien de type passer un entretien d’embauche, aller chez le garagiste, sortir dans un bar, se promener à 2h du matin, se foutre de la contraception, négocier mon contrat d’assurance… Entre autres. Cela présageait de bonnes choses pour mon avenir, et cet investissement allait changer ma vie.

J’allais également pouvoir larguer par texto et me prévaloir de principes des années 30 pour considérer qu’une collègue était une fille de petite vertue. J’avais tellement hâte.

Mais la vérité m’a vite rattrapée : si aussi peu d’hommes en sont pourvus, c’est qu’on ne peut pas en acheter. Les couilles-store, ça n’existe pas.

J’ai donc pleuré comme une pleureuse, et je suis rentrée chez moi.

I have a dream.